Extrait du chapitre 15

Quels sont les mouvements probables en cas de crise ?

 

Le passé récent sur le Forex comporte trois crises : une mini-crise, vite oubliée depuis, le 27 février 2007, avec des fermetures massives de Carry trades, lorsque Shanghai a perdu 9 % en une seule séance, une autre plus forte, durant l’été 2007, à partir du 23 juillet 2007 et qui dure toujours presque un an après, à cause des subprimes et la dernière, le 21 janvier 2008, jour où par malchance, la Société Générale a débouclé la position de 50 milliards de son trader fou alors que les bourses asiatiques et européennes s’effondraient. L’analyse de ces crises nous permet de déterminer les réactions initiales des opérateurs. Les traders parlent alors de « Risk aversion » et de « Flight to quality ».
En fait, les traders comparent constamment tous les actifs, les uns par rapport aux autres, en fonction de leur rapport rendement/risque (« risk/reward »). Lors des périodes de confiance et d’euphorie (« Risk seeking »), les traders sont prêts à prendre des risques, parfois même trop. Et à l’inverse, en cas d’incertitude, de mauvais chiffres ou de résultats faibles ou négatifs, ils vendent leurs actifs risqués pour acheter des actifs sûrs.
Nous allons détailler quelles sont les devises et les actifs qui montent en général, ainsi que ceux qui baissent lors d’une crise. Mais à chaque fois qu’une nouvelle crise surviendra, il vous faudra bien analyser les origines et les raisons, afin de mieux cerner quelles seront les devises qui bougeront et dans quel sens, car toute nouvelle crise n’est jamais semblable à la précédente et du coup, l’effet escompté sur tel ou tel actif sera peut-être différent.

  1. Les devises et les actifs qui montent

On retrouve ici, les placements considérés comme placements refuge (appelés « safe heaven ») par les traders :

  • le franc suisse (CHF) monte grâce à la neutralité historique de la Suisse. Dès qu’un conflit éclate sur la planète et menace de s’étendre, des rapatriements de capitaux en direction de la Suisse ont lieu, par peur de confiscation. De plus, beaucoup de gens ont des capitaux en Suisse car le taux d’imposition est bas ;

 

  • l’or (XAU) monte car c’est l’actif considéré le plus sûr (en temps de guerre, on n’a pas besoin d’une banque pour protéger sa richesse : on peut l’enterrer) ;

 

  • le yen (JPY) monte très fortement, à cause des débouclages des positions de Carry trade, ce qui implique une baisse de l’USD/JPY ;

 

  • le dollar monte parce que les investisseurs américains qui ont vendu leurs actions, et autres actifs en devises étrangères, convertissent ces dernières pour se retrouver dans leur monnaie locale : le dollar. Beaucoup de hedge funds ont leur comptabilité en dollar. Paradoxalement, même si la crise provient d’un problème américain, le dollar monte. Et aussi, parce que c’est toujours la monnaie de référence dans le monde entier ;

 

  • l’USD/CHF baisse, car même si les deux actifs montent en même temps, ils ne montent pas à la même allure ;

 

  • l’USD/CAD monte car le dollar canadien (CAD) baisse à cause du CAD/JPY qui baisse et du dollar qui monte ;

 

  • l’USD/ZAR (rand sud-africain) monte car les devises de Carry trade baissent et le dollar monte ;

  • les cours des obligations montent (donc leurs taux d’intérêt baissent). C’est vrai, surtout pour les obligations d’état, car se sont les plus sûres.

2. Les devises et les actifs qui baissent

Ici, figurent les actifs considérés comme risqués par les traders :

  • toutes les devises de Carry trade (NZD, AUD, TRY, MXN, ISK, INR, ZAR) s’effondrent (Cela veut dire que les parités USD/TRY, EUR/ISK, l’USD/INR, etc., explosent à la hausse) ;

  • l’EUR/USD baisse car il suit l’EUR/JPY qui lui, est un Carry trade qui chute fortement ;

 

  • les actions baissent car les traders anticipent un ralentissement de l’économie ;

 

  • plus généralement, les commodities baissent et avec elles les devises de commodities comme l’AUD, le NZD, le CAD, etc. ;

  • donc l’AUD/USD baisse puisque l’AUD baisse et le dollar monte.

Bien évidemment, quand la crise se dissipe, on assiste aux mouvements inverses. Et il faut vous y préparer, car ils peuvent être presqu’aussi violents et soudains !

En période de crise, les hedge funds clôturent leurs positions gagnantes pour faire face aux appels de marge qu’ils subissent à cause des pertes sur d’autres actifs risqués. C’est ainsi, que se propage une crise d’un continent à l’autre, d’une devise à une autre, d’un marché financier à un marché de commodities, etc., alors qu’ils semblent à priori, complètement indépendants les uns des autres. N’oubliez pas que nous sommes dans une économie mondiale globalisée, où les flux financiers passent d’un continent à l’autre, à la vitesse de la lumière !

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